Les attitudes et postures qui expriment la peur sont universellement reconnaissables par tous les individus quelque soit leur culture (Marc Bekoff) : le corps en retrait, les yeux dilatés, la bouche entrouverte, la gorge sèche, une sueur froide, des palpitations... Chez les chiens, ces signes sont aisément identifiables même par des non-inités : la queue passe soudainement entre les pattes postérieures, la tête est basse, les pattes laissent des traces sur le sol, les oreilles sont couchées vers l'arrière, les pupilles se dilatent, la gueule est entrouverte et la salivation est excessive. En revanche ce que l'on ignore souvent, ce sont les réactions qui suivent l'émotion première : c'est peut-être mon approche trop directe qui impressionne ce chien, ou l'environnement dans lequel nous évoluons simultanément. Quoiqu'il en soit, cette émotion naît de l'interprétation de l'individu qu'il fait de la situation en rapport avec les situations analogues vécues antérieurement. Selon sa capacité à rétablir son homéostasie sensorielle* , le chien trouvera à s'adapter dans les situations connues et nouvelles. Il s'agira ainsi d'identifier avec acuité les déclencheurs de la peur chez ce chien : par la suite, une diminution de la réponse émotionnelle, progressive et durable sera recherchée. Mais en aucun cas nous ne prendrions le risque de faire ressurgir le déclencheur sans de véritable plan préétabli. Il apparait ainsi couramment qu'un chien soit sensibilisé de plus en plus à une situation alors que les propriétaires croient procéder par habituation. * état d'équilibre émotionnel entre l'organisme et son environnement fixé pendant la période de transition (15ème au 21ème jour).
Cette émotion que nous partageons avec les chiens
La peur
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