Aussi longtemps que je me souvienne, j'ai été entouré de chiens depuis mes plus jeunes années : des grands chiens de berger du type montagne des Pyrénées, beauceron, berger allemand, mais aussi des plus petits, les ratiers de jadis vifs et si attachants. Ce Patou des Pyrénées, gros nounours blanc, mon copain et confident qui partageait ses nuits avec le petit garçon de 8 ans timide et réservé de l'époque. Mais c'est sans nul doute le choc brutal de sa disparition soudaine et non désirée (les adultes en avaient décidé autrement) qui me pousse encore aujourd'hui à comprendre cette espèce si proche de nous et pourtant si méconnue. Des années plus tard, jeune adulte j'ai frappé à la porte du club canin proche de chez moi et découvert le dressage du chien de compétition : la pratique du mordant m'interpellait mais c'est surtout l'évolution de ce couple maître/chien tout en harmonie et en complicité qui me fit assistait sans chien d'abord, à toutes les séances d'entraînement. J'ai ainsi connu la pratique du mordant, les techniques qui préparent minutieusement ce binôme à la compétition. Devenu homme d'attaque d'entraînement dans un 1er temps puis de compétition, acteur incontournable des concours en RING et MONDIORING, j'ai pratiqué ce sport (dit violent) avec ferveur et enthousiasme. Mais déjà certaines pratiques me secouaient et des questionnements se dessinaient dans un coin de ma tête. Le manque de régularité de certains chiens en compétition, les changements chez des compétiteurs de chiens successifs qui ne convenaient plus (!), les conflits récurrents entre maître et chien à chaque séance sur tel ou tel exercice, certaines méthodes de coercition, les relations moins paisibles en dehors du terrain de compétition entre le maître (ou la maîtresse) et son chien ; bref, la connaissance du chien, de sa réalité canine et ses modes de communication notamment avaient besoin de plus d'éclaircissement. J'ai alors parcouru la France pour découvrir si des pratiques différentes étaient utilisées : j'ai entraîné des chiens pour la compétition dans le Finistère, l'Aude, le Var, l'Oise, la Martinique. Ainsi après plusieurs formations théoriques, pratiques, stages divers (en éducation, obéissance, Ring, mondioring, pistage, TTOUCH) et des dizaines et des dizaines de livres avalés, je créais ma 1ère société d'éducation et de dressage de chiens en Martinique appelée DOG ANTILLES PASSION. Fabuleuse expérience de terrain qui me fit découvrir une autre facette des relations entre le chien et sa famille humaine, bien plus répandue et devenue si banale qu'on en oublie que ce membre de la famille à 4 pattes est un chien, un petit animal carnivore qui appartient à une espèce différente de la nôtre. Les techniques d'éducation et de dressage montrèrent leurs limites dans la résolution des problèmes de comportement rencontrés par ces familles démunies devant les réactions dérangeantes et imprévisibles de leur animal : les destructions et aboiements en absence des propriétaires, les réactions de peurs irraisonnées de leur chien et surtout la soudaine agressivité de leur compagnon qu'ils ne comprenaient pas. Les réponses sont venues du monde scientifique. Je décidais, après 3 années d'activité, de rentrer sur Paris et d'étudier l'éthologie par le biais d'une formation sérieuse de comportementaliste, ce spécialiste des relations entre l'homme et l'animal (
OPERRHA). J'y ai découvert des vérités connues et admises depuis tant de temps et pourtant ignorées par ceux à qui elles s'adressent, je veux parler des propriétaires de chiens.
Comportementaliste, éducateur de chiens, je suis marié et réside avec mon épouse et nos 3 filles à Bourran près d'Agen, dans le Lot et Garonne. Nous accompagnent Magic beauceron de 14 ans, Foenn joyeuse cairn terrier de 5 mois et Maïté, chatte martiniquaise de 5 ans.
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